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La source himalayenne se tarit

Résumé : Les glaciers himalayens ne sont pas le château d'eau de l'Asie. Mais dans les régions de la chaîne non soumises à la mousson, cette eau stockée est une ressource cruciale dans les hauts bassins. La tendance est à la décrue. Gange, Brahmapoutre, Indus, Mékong, Salouen, Yangzi Jiang. Six grands fleuves, qui tous prennent leur source dans la chaîne himalayenne et dont dépendent plus de 1,2 milliard d'habitants [1] . En ajoutant le bassin endoréique du Tarim, ces sept bassins fluviaux couvrent une superficie d'environ 6,5 millions de kilomètres carrés, plus de douze fois celle de la France. Seules les extrêmes parties amont des bassins, soit moins de un pour cent de la surface, sont englacées. Contrairement à l'idée reçue, ce ne sont pas les glaciers himalayens qui fournissent la grande majorité de l'eau à l'Asie, mais les précipitations. Car la plupart des pays de la région sont soumis au régime des moussons. Les pluies estivales y sont tellement intenses que, par exemple, dans le golfe du Bengale, à l'embouchure du Gange, les glaciers ne contribuent qu'à moins de 1 % du volume total d'eau écoulée, en moyenne annuelle. Cependant, la ressource en eau provenant des glaciers pourrait venir à manquer dans certaines régions arides. Surtout que, dans un contexte de réchauffement climatique, de moindres chutes de neige et une fonte printanière plus précoce occasionneront, pour les fleuves, des étiages plus longs [2] . Pour prévoir leur évolution comme celle de la ressource qu'ils procurent, ces glaciers, à la limite entre les influences tropicales et tempérées, commencent seulement à être mesurés de manière continue. Avec un total de 59 000 kilomètres carrés de surface englacée, les glaciers de l'Himalaya se répartissent sur plus de 2 500 kilomètres si l'on inclut ceux du Karakoram et de l'Hindu Kush [fig.1] . Les conditions climatiques qu'ils subissent sont très différentes à chaque bout de la chaîne qui s'étire du nord-ouest au sud-est. Au sud-est, le rôle de la mousson asiatique prédomine. Il pleut tellement en été que les fleuves se rechargent presque uniquement par le ruissellement de la pluie sur les bassins [...]
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https://hal-insu.archives-ouvertes.fr/insu-00381605
Contributor : Aurore Gayraud <>
Submitted on : Wednesday, May 6, 2009 - 9:12:20 AM
Last modification on : Friday, September 25, 2020 - 9:16:02 AM

Identifiers

  • HAL Id : insu-00381605, version 1

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Citation

Patrick Wagnon, Yves Arnaud, Pierre Chevallier. La source himalayenne se tarit. La Recherche : l'actualité des sciences, société d'éditions scientifiques, 2008, 421, pp.48 à 51. ⟨insu-00381605⟩

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